Quatrième d'une portée de six, cette partita, écrite par Bach en 1713, en est sûrement la plus solennelle, voire envoûtante. Son Ouverture très lumineuse à la Lully, succède à l'Allemande dans une veine beaucoup plus introvertie, plus poétique, en passant par la Courante, joyeuse et très ornementée, tandis que l'on retrouve dans la jovialité quasi parodique de l'Aria un air d'Opéra Italien de l'époque. On débouche sur la Sarabande et la Gigue, toutes deux tour à tour douces et acides. L'Allemande constitue avec la Sarabande deux césures, qui, à mon avis, caractérisent Bach dans son ensemble : intime, fluide, secrètes et mélodiques.
Pénétrons donc dans l'intimité de Johann-Sébastien, grâce à David Fray, pianiste né en 81, dont j'ai découvert l'interprétation au détour d'une vidéo, qui m'a absolument engourdie de frissons.
(Je ne vous livre pas ce plaisir en vidéo, les mouvements faciaux perturbants et perturbés du pianiste sont absolument ignobles à voir. M'enfin, c'est vous qui voyez, je serais vous... bref.)
Pénétrons donc dans l'intimité de Johann-Sébastien, grâce à David Fray, pianiste né en 81, dont j'ai découvert l'interprétation au détour d'une vidéo, qui m'a absolument engourdie de frissons.
(Je ne vous livre pas ce plaisir en vidéo, les mouvements faciaux perturbants et perturbés du pianiste sont absolument ignobles à voir. M'enfin, c'est vous qui voyez, je serais vous... bref.)
Suis pas tout à fait d'accord ... déroutants et parfois difficiles à supporter oui ... mais j'ai fini par m'y habituer et par trouver qu'ils font partie intégrante de l'interprétation ... de la même façon que le jouer d'échec concentré Lugansky marque le déroulé de chaque phrase comme s'il la marmonnait ou la scandait sur Rachmaninov ..
RépondreSupprimerJ'ai, il y a quelques temps, modéré mon point de vue. Ces mouvements font effectivement partie de l'interprétation, ils sont la plupart du temps incontrôlables et il serait ridicule de se priver de concerts parce que ces grimaces me gênent. Mais au-delà de quelques gestes parasites, c'est aussi parfois représentatif de la trop grande place que prend le pianiste - l'individu - par rapport à la musique. La question est de savoir si le musicien sert la musique ou s'il s'en sert, imposant ainsi son lyrisme et sa personnalité au devant de la partition. Mais dans le cas de Fray, et particulièrement de Lugansky, je n'ai plus trop de raisons de me plaindre. =)
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