mardi 10 mai 2011

Liszt - Rhapsodie hongroise n°2 en do dièse mineur [S.244]

Réponse à une requête ANONYME (sans blague).
Réponse avec plaisir.


Après la sixième rhapsodie (rappel), la deuxième, beaucoup plus connue d'ailleurs !

Souvenir : Tom et Jerry jouant cette Rhapsodie dans un épisode mémorable. Enfin, blog SÉRIEUX aidant (allez), il ne sera pas question de cette version ici. Mais tout de même, c'est à voir au moins une fois dans sa vie.

Choisir entre piano et transcription pour orchestre n'a pas été délicat. Il me semble que, bien que Liszt ait lui-même travaillé sur certaines de ces versions orchestrales, on perd quelque peu l'impression de virtuosité que se doit de donner cette œuvre (impression justifiée !).
Il est vrai que le piano n'est pas un violon, et que les thèmes hongrois (ou plutôt tziganes) gagneraient peut-être à rester joués par des cordes, toutefois le passage au clavier se fait avec tant de naturel qu'il serait absurde de s'y refuser (et hop, une preuve supplémentaire que le piano est un instrument avec un énorme I).

Virtuosité, je disais ; car la virtuosité, personnage à part entière de l'œuvre de Liszt, est particulièrement présente dans ses Rhapsodies Hongroises. Tant présente qu'on a parfois tendance à oublier que ce sont aussi de belles pièces.
En l'occurrence et pour ces interprétations, je suis allé chercher du côté des pianistes à huit mains. J'en ai retenu deux, qui brillent de tous les côtés (musicalement…), et pourtant sont très différentes.


La première est une performance de Marc-André Hamelin, lors d'un récital au Japon, d'après l'intitulé de la vidéo. Ladite vidéo est disponible sur youtube, ici. La rhapsodie est magnifiquement menée jusqu'à un final alternatif, particulièrement… fou.

Quant à la seconde, inévitablement : Cziffra. Question virtuosité au service de la musique, il s'agit d'une sorte de référence. Il m'arrive même de trouver ce pianiste épuisant, voire effrayant, tant il marche avec désinvolture sur ce qu'il est légitime de considérer comme de grandes difficultés techniques. Toujours est-il qu'ici son jeu, léger à outrance, virtuose à l'extrême, s'adapte particulièrement bien à la pièce. Il y a dans cette interprétation autant de Cziffra que de Liszt.



Bonne soirée à tous.