samedi 30 avril 2011

Mozart - Concerto pour hautbois (Allegro Aperto)

Voici un morceau sans piano cette fois, puisqu'il s'agit du seul et unique concerto pour hautbois de Wolfgang Amadeus, perle absolue de beauté et de frivolité mozartienne. J'ai entendu pour la première fois ce morceau dans un anime, que je ne nommerai pas, s'agissant de Nodame Cantabile, et ce fut la première fois je crois que je compris réellement dans un premier temps la véritable essence d'un concerto, et dans un deuxième temps la puissance émotionnelle pouvant être libérée par cet instrument si proche d'une voix humaine. 

Je vous propose ici son seul 1er Mouvement, puisque je n'ai tout simplement pas la suite... Personne n'est parfait. Cependant, celui-ci n'en est pas moins magnifique, rose, sans écœurement, ni excès... C'est des vapeurs, des parfums, de l'eau fraîche et des épices. L'orchestre produit un motif, l'installe dans le temps, et la trouée volatile du hautbois de Nicholas Daniel maquille le tout d'une impeccable envolée épurée et frétillante, similaire au motif initial donné par cordes, cuivres et vents. Il s'agit d'une interprétation britannique, puisque du BBC Symphony Orchestra agréablement dirigé par Jiří Bělohlávek. L'intérêt du live étant de ressentir la complicité des musiciens, et la spontanéité du soliste. Exulté, et exultant.

Concerto pour hautbois I (Allegro Aperto)

lundi 25 avril 2011

Satie - Gnossiennes 3, 4, et 5 par Patrick Cohen.

Vous avez été nombreux à entendre la première Gnossienne au cinéma (Souvenez-vous, Paris de Klapisch), et bien, je vous livre ce soir la troisième, suivie de près par la quatrième et la cinquième ; à mes oreilles  presque dépendantes l'une des autres (les compositions, pas mes oreilles ; quoique). 

Aux côtés des Gymnopédies, Sarabandes, Airs à faire fuir, Danses de Travers, les Gnossiennes sont les premières nées d'une série d'inventions toutes aussi géniales.
Composées dans les années 1890 par notre cher Satie, elles représentent toute la modernité du compositeur : dissonances, lentes inspirations, rythmes décalés, contre-sens. Cet ovni de la musique savante du 19ème siècle nous propose  avec une inventivité toute particulière (que l'on retrouve chez Debussy par la suite, Poulenc, Ravel...)  ces danses,  ayant toutes en commun cette répétition inlassablement mineure de la pompe à la main gauche, et de cette envolée grandiose et  enfantine à la main droite. L'humour, la musique, et la pilosité étonnante de cet homme aux mélodies troublantes lui ont valu milles hommages bien mérités (dont celui d'être un laboratoire à l'ENS Cachan, ce qui n'a absolument rien à voir avec notre choucroute du jour).
Les trois danses que je vous propose aujourd'hui sont, comme il est précisé ci-dessus, magiquement interprétées par Patrick Cohen, pianiste au passé glorieux, au présent plus passe-partout mais qui a su faire chanter Satie mieux que quiconque, je trouve.

Gnossienne 3

Gnossienne 4

Gnossienne 5

Bonne fin de journée!

dimanche 3 avril 2011

Fazil Say - La Marche Turque

C'est épatant.
(Et sinon, vous trouvez pas qu'il ressemble 'achement à Severus Snape dans la production cinéma de Harry Potter ? Je sais, ça n'a aucun intérêt. Mais, TOUT DE MÊME.)