lundi 28 février 2011

Beethoven - Sonate Pathétique, par Brendel.

Après avoir prêté mon oreille à Richter, Gould, Horowitz, après avoir lu en lettres d'or les noms de Pletnev, Barenboïm, Arrau, Backhaus, dont les enregistrements sont trop peu disponibles, j'ai tranché finalement, sans grande hésitation : Brendel. J'étais quasiment vierge de Beethoven jusqu'à ce que ses mains douces et suaves me le fassent découvrir. Amère douceur, exquise caresse, sourde douleur, c'est un baptême réussi.


Connue, peut-être bien trop peu :

Beethoven - Concerto pour piano en si bémol majeur op.19

Pour ce deuxième concerto de Beethoven, Gábor Takács-Nagy dirige ici le Verbier Festival Chamber Orchestra : musiciens aux visages heureux, lui le premier. Martha Argerich au piano.

I Allegro con brio
Première partie
Deuxième partie

II Adagio
Mouvement complet

III Rondo. Molto allegro
Mouvement complet

(J'ai l'impression avec ce rondo d'un cache-cache passionnel entre deux jeunes êtres qui jouent à se séduire, et cela me fait RIRE.)
(Un jour nous irons en Suisse.)

mercredi 16 février 2011

Bach/Liszt - Prélude et Fugue en la mineur, BWV 543

Ce prélude et fugue avait été initialement composé pour orgue, c'est Liszt qui l'a transcrit pour piano. Liszt, dont une partie conséquente de l'œuvre est composée de transcriptions, et pas seulement de Bach (par exemple, les neuf symphonies de Beethoven en font partie). Souvent transparaît donc sa patte par-dessus le texte initial.

L'interprète se nomme Byron Janis (seul élève qu'a jamais eu Horowitz : bonne carte de visite).


Prélude


Fugue

mardi 15 février 2011

Chopin - Polonaise n°6 en la bémol Op. 53

Martha Argerich en 1965 (24 ans).
Déjà son jeu est libre et énergique, pourtant respectueux des limites du texte. C'est à l'intérieur même d'une interprétation d'apparence habituelle que sa personnalité prend vie.

Inévitablement, elle obtint à ce moment-là le premier prix du Concours international Chopin de Varsovie.

Polonaise dite « héroïque », donc :




À l'attention de ceux qui voudraient pousser la curiosité un peu plus loin : la vidéo existe sur Youtube, avec un son de qualité moindre toutefois.

mercredi 9 février 2011

Mozart - Concerto pour piano n°20 en ré mineur

Difficile de choisir et d'extraire une seule œuvre du répertoire mozartien. Surtout pour commencer…
Mon choix s'est donc arrêté sur le K.466.

Ce concerto — à l'instar d'un certain nombre d'œuvres dudit Mozart — est un interminable enchaînement d'évidences harmoniques qui vous enfoncent un peu plus la musique dans l'âme à chaque mesure.

Quant à l'interprète, il a été délicat de tous les éliminer sauf un. David Fray jouant Mozart comme il jouerait Bach, Rudolf Serkin et son orchestre endiablé, sont passés à la trappe ; d'autres tels que Clara Haskil ou Wilhelm Kempff ont semé le doute. Et même, on eût pu affirmer que Serkin méritait sa place. Enfin je maintiens ce choix malgré tout :

Piano : Arthur Rubinstein. Direction : Alfred Wallenstein.

La meilleure manière de dire à quel point cette œuvre est belle reste celle-ci :


[K.466] I - Allegro


[K.466] II - Romance


[K.466] II - Allegro assai