lundi 31 janvier 2011

Rachmaninov - Prélude Op. 23 No. 5

Sans doute l'un des préludes les plus puissants de l'individu, aussi l'un des plus jouissifs.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il ne m'a pas été dilemmique de choisir l'interprète. Interprète que je connais presque uniquement par le biais de ce prélude, d'ailleurs. Enfin il a des pinceaux à la place des doigts, et ça, c'est collector.


Par conséquent : Nikolaï Lugansky jouant le prélude op. 25 no. 5 de Rachmaninov



(Je suis en train de me demander s'il ne serait pas cool de parler un peu plus des œuvres qu'on vous met sous le nez. Il faudrait bosser un peu plus aussi, mais ce serait chouette.)
(À suivre.)

samedi 29 janvier 2011

Chopin - Valse en Mi Mineur Opus Posthume

Les deux Arthur jouent admirablement les valses de Chopin.


L'un, Rubinstein, manifestement adepte du romantisme et friand d'accélérations poussives ne manque pas de charme. Il souligne simplement avec grâce ce qui était déjà écrit.
Si parfois il accentue un peu trop, et se laisse aller au plus sirupeux des jeux, mais ce dernier finit pourtant par gagner et vous envoûter malgré vous.


L'autre, Schoonderwoerd me séduit parfois davantage, en choisissant de laisser les notes traduire elles-même leurs émotions. Son tempo irréprochable suggère enfin une vraie valse, celle sur laquelle vous pouvez vraiment danser, et provoque une émotion corporelle. On imagine aisément la danse, on la ressent, on la vit. Elle nous emporte dans une calme et humble envolée.


Je vous laisse entre leurs mains expertes.


Arthur R et Arthur S sur la Valse en Mi mineur, Opus Posthume. ('ttention, ça rigole pas.)


ET, bonus (parce que je vous aime beaucoup) ; dans l'ordre : Arthur R et Arthur S.

dimanche 23 janvier 2011

Pergolèse - Stabat Mater dolorosa

Première partie du Stabat Mater de l'enfant, dernière de ses œuvres de jeunesse, dernière de ses œuvres tout court.

Pas de piano, mais deux voix. Et quand on chante avec autant de délicatesse, de limpidité et de maîtrise du son, ça confine à une émotion béate.

Je ne connais pas vraiment le Stabat Mater, ni ces interprètes (même s'ils ne sont pas tombés là par hasard), et m'arrête donc avant d'en dire des bêtises. Quand à la première partie, si elle se trouve ici seule, c'est parce que c'est bien celle que je trouve la plus belle.



(En effet, les couleurs du lecteur flash sont oh!. J'ai raté mon coup. Ça arrive.)

vendredi 21 janvier 2011

Schubert - Moment musical #3

(Le titre est parfaitement en accord avec le morceau, vous noterez.)

Et pour cette petite chose discrète, faisons appel à deux pianistes. Deux interprétations radicalement différentes. Afin de ne pas gâcher le plaisir d'un premier contact, mieux vaut écouter avant de lire la suite.

Le premier pianiste, de façon tout à fait inattendue : Vladimir Horowitz.

Le second, sans surprises : David Fray.



La première de ces deux interprétations est un choix assez largement répandu : le choix de quelque chose de discret, délicat, guilleret, feutré, fugace.

Pour la deuxième, je dois bien avouer que c'est l'un des commentaires de la vidéo qui m'a évité de passer à côté, ce qui eût été un tort. Comme le fait remarquer cet individu, quelque chose de nouveau se dégage alors de de ce morceau, quelque chose de pensif et mélancolique.

C'est cela qui fait que ces deux interprétations, qui n'ont pas la même approche, peuvent s'apprécier l'une et l'autre sans souffrir d'une comparaison directe et immédiate.

mercredi 19 janvier 2011

Tortelier, parce qu'il le vaut bien.

Avec un tel nom, il fallait bien lui trouver une gloire à cet enfant ("Mais vous n'avez pas terminé de lyncher les musiciens sur leurs noms, c'est pas sympa, hein, franchement !") : le violoncelle.

Le mieux, c'est qu'il est doué pour ça ("était doué". Depuis le 18 décembre 1990, il ne va pas fort). Il vient vers toi, et pose son violoncelle. Il te l'offre littéralement, comme si tu étais tout proche, comme si tu étais là, à l'écouter, adossé(e) à la porte de son salon, propulsé(e) dans l'ivresse d'une mélopée franche, et d'une si jolie façon de dire les compositeurs, avec les doigts, de faire chanter un gros bout de bois. Chapeau bas.

Bach, Fauré, Debussy...Tortelier les sublime tous.
Il incarne pour moi, toute la nudité musicale nécessaire aux Suites autant qu'à l'Élégie, en passant par Tchaikovsky.

Première approche : On échappe pas aux Suites de Bach dans une vie, va falloir s'y faire. Suite N°6 ; Prélude.

Seconde approche : Là où le piano rentre en scène. Avec Jean Hubeau. Debussy, sonate pour violoncelle & piano ; Finale.

Troisième approche : Tortelier, ou l'Entreprise familiale. Handel, trio Sonata HWV 387.

Quatrième approche : C'est sans fin. Tchaikovsky, Concerto pour violoncelle, n°1 opus 33 I. (Cette quatrième approche n'en limitant pas le nombre incalculable)


J'espère que tu es content de moi, lecteur.

mardi 18 janvier 2011

Rachmaninov - Concerto pour piano #3

Encore un petit coup de vieux. Du vieux Horowitz.
Un peu moins cette fois-ci, il est vrai. Seulement 75 ans. 83 dans la vidéo précédente.

Du Rachmaninov, ce romantique anachronique, qui a su rester fidèle à la musique et ne pas se laisser entraîner par ses destructeurs consciencieux (je ne vise personne).

(Et cette introduction du troisième mouvement… Ça pousse à l'émission de borborygmes de plaisir.)



EDIT TARDIF : Cet article constitua la première preuve tangible que je n'ai aucune conscience professionnelle. En effet l'interprétation susprésentée ne compte pas au nombre des enregistrements reçus au Panthéon de mes écoutes extatiques ; d'ailleurs aucune interprétation complète de ce concerto ne s'est vue accorder l'incommensurable honneur (mais si) d'y avoir accès. Dommage, c'est tellement bien composé…
Mais afin de racheter le salut de mon âme à prix d'or, voici tout de même une interprétation du troisième mouvement que je trouve plus belle. Peut-être simplement à cause du son, je me le demande encore. Emil Gilels, donc.

lundi 17 janvier 2011

Scriabine - Étude Op. 8 No. 12

Jouée par Horowitz.

Par Horowitz vieux.

Et Horowitz vieux, c'est un peu la quintessence absolue. Enfin, disons qu'en vieillissant il n'a cessé d'affiner son art, d'évoluer. Avant, c'était un monstre, et l'âge lui a permis de dompter le monstre. Ce que ça donne, c'est ça :



(Hé ben, c'était succinct.)

dimanche 16 janvier 2011

Liszt - Rhapsodie hongroise #6

Aussi et surtout : par Cziffra. Héééé oui.

Cziffra… quand les autres pianistes ralentissent et noient un peu le poisson dans la pédale, lui accélère et la fout à l'eau, la pédale. C'est un type qui s'amuse avec les partitions, qui improvise à loisir ; une tradition qui s'est quand même pas mal perdue depuis qu'on voue un culte au soi-disant respect du texte. Mais respecter le texte, c'est le faire vivre. Et Cziffra, il joue une musique bondieusement vivante. Il prend son pied, il s'amuse, ça se voit et ça s'entend.

Anecdotiquement parlant, c'est en écoutant Cziffra jouer la deuxième Rhapsodie hongroise que je me suis rendu compte qu'un pianiste pouvait être à la hauteur de ces gigantesques compositeurs.


Have fun.

Debussy - Clair de lune

Oui, on pourrait dire que ça donne une première impression assez fade, étant donné que c'est d'une outrancière célébrité.
M'enfin peu importe que ce soit célèbre, du moment que c'est beau. Donc la première impression, on oublie.

Et vu que dans la vie réelle, il me faudra quitter l'écran sous peu, je comprime le bavardisme. Z'avez de la chance.



En réalité, si j'ai mis le Clair de lune, c'est parce que l'interprète ici présent joue un autre prélude : Minstrels, et que c'est l'interprétation la plus fidèle à la légèreté et à l'humour propres audit prélude que j'aie pu trouver (en cherchant pendant huit minutes au bas mot).

samedi 15 janvier 2011

Titre : premier article. Oui, voilà : « premier article ».

C'est cool comme titre, non ?
Personnellement je trouve ça d'une abominable indécence, et les bonnes mœurs me crachent à la figure. Mais comme j'ai le goût de l'équilibre et de la justice, je procède à un retour en bonne et due forme. Assez d'autobiographie instantanée.

Si vous tombez par hasard ici, vous êtes certainement en train de vous demander dans quel coin sordide vous avez atterri. Inutile de cherche l'erreur dans le parcours qui vous a amené là, yen a pas. C'est un coup fourré de la main du destin, avec un grand dé.


Bon, concrètement, je devrais présenter ce blog. C'est le concept inhérent à tout premier article, non ?
Alors : j'aime bien la musique. Point.
C'est un fait. La musique, disons que c'est ma vie, pour faire simple.
Et particulièrement le piano.
Ça c'est le postulat de base. Il vous manque encore un élément :
Je trouve l'idée du partage d'informations particulièrement avenante. C'est à dire que j'aimerais refiler des conseils à des gens, et en recevoir de même. Sauf que les conseils, c'est tout un bordel pour les faire admettre en tant que valables. Vieux réflexe bien humain de « ouais mais il y connaît rien lui, et il prétend me conseiller, ha ! ».
Alors j'ai failli prendre l'habitude de déblatérer des musicalismes à tort, et surtout au travers d'un endroit que l'on nomme facebook. Étant donné que j'en ai maintenant par-dessus l'œil gauche de ce tas de fange qu'est facebook, cet endroit où les gens s'imaginent que la meilleure chose à faire, c'est de raconter leur vie (alors que c'est un outil permettant tellement de trucs intéressants), j'ai décidé de parler carrément dans le vide et d'organiser un face-à-face avec un blog. Moins d'audimat, mais au moins, voilà. Et si ça se trouve, un jour, je tomberai sur des lecteurs qui auront des choses à offrir aussi.

Donc en gros, pour en revenir au cœur du sujet, je posterai des machins en rapport avec le piano et la musique. Parfois des trucs que je trouve surhommesques, parfois simplement cools. Parfois des vidéos, parfois des fichiers audio, parfois juste les références, parfois du texte, parfois j'en sais trop rien encore.


À part ça, si ça peut vous amuser vous aussi de parler de piano ou de musique tout court, ben devenez co-auteur du blog. C'est facile : suffit de demander. Et d'avoir du goût (enfin, du goût qui ressemble au mien ou qui fait dans le genre complémentaire ; le goût dans l'absolu, c'est un concept ; à développer, plus tard). M'enfin on n'en est pas encore là, hein…


Bonne écoute, bonne lecture, lâchez les chiens.


Addendum daté du 19 janvier 2011

Et ce qui pouvait arriver arriva : débarquement d'un autre individu. En l'occurrence, d'une.
Ce que je peux dire d'elle : elle aime la musique aussi, et elle a subitement exprimé le souhait de publier ici. Deux éléments qui une fois réunis donnent miraculeusement naissance à un nouvel auteur sur ce blog.

Si un jour elle estime que cette présentation est insuffisante et ne la valorise pas à sa juste mesure, elle me râlera allègrement à la figure, je suppose. Mais tant que vous pouvez lire ceci, c'est que son courroux sommeille.

Fin de l'addendum.


Addendum daté du 29 janvier 2011

L'anciennement « Tendances musicopianistiques » devient « Moments musicaux ». Parce que c'est plus joli, et parce que ça se rapproche beaucoup plus de l'esprit dans lequel grandit l'enfant.

Addendum daté du 22 mars 2011

L'url à son tour est modifiée. De « urlsansaucunsens.blogspot.com », on passe à « musicalismes.blogspot.com ». Bien que cette nouvelle adresse soit quelque peu chargée de fange, elle reste bien plus appréciable que la précédente. Momentsmusicaux.blog… étant malheureusement déjà occupé par un individu de toute évidence imperméable à toute forme de musique.