mercredi 19 janvier 2011

Tortelier, parce qu'il le vaut bien.

Avec un tel nom, il fallait bien lui trouver une gloire à cet enfant ("Mais vous n'avez pas terminé de lyncher les musiciens sur leurs noms, c'est pas sympa, hein, franchement !") : le violoncelle.

Le mieux, c'est qu'il est doué pour ça ("était doué". Depuis le 18 décembre 1990, il ne va pas fort). Il vient vers toi, et pose son violoncelle. Il te l'offre littéralement, comme si tu étais tout proche, comme si tu étais là, à l'écouter, adossé(e) à la porte de son salon, propulsé(e) dans l'ivresse d'une mélopée franche, et d'une si jolie façon de dire les compositeurs, avec les doigts, de faire chanter un gros bout de bois. Chapeau bas.

Bach, Fauré, Debussy...Tortelier les sublime tous.
Il incarne pour moi, toute la nudité musicale nécessaire aux Suites autant qu'à l'Élégie, en passant par Tchaikovsky.

Première approche : On échappe pas aux Suites de Bach dans une vie, va falloir s'y faire. Suite N°6 ; Prélude.

Seconde approche : Là où le piano rentre en scène. Avec Jean Hubeau. Debussy, sonate pour violoncelle & piano ; Finale.

Troisième approche : Tortelier, ou l'Entreprise familiale. Handel, trio Sonata HWV 387.

Quatrième approche : C'est sans fin. Tchaikovsky, Concerto pour violoncelle, n°1 opus 33 I. (Cette quatrième approche n'en limitant pas le nombre incalculable)


J'espère que tu es content de moi, lecteur.

2 commentaires:

  1. En fait c'est son nom qui m'avait toujours retenu d'aller l'écouter.
    C'est beau, ce qu'il fait.

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  2. Tu n'as aucune excuse, et le nom est la pire que j'ai jamais entendue. =')

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