lundi 25 avril 2011

Satie - Gnossiennes 3, 4, et 5 par Patrick Cohen.

Vous avez été nombreux à entendre la première Gnossienne au cinéma (Souvenez-vous, Paris de Klapisch), et bien, je vous livre ce soir la troisième, suivie de près par la quatrième et la cinquième ; à mes oreilles  presque dépendantes l'une des autres (les compositions, pas mes oreilles ; quoique). 

Aux côtés des Gymnopédies, Sarabandes, Airs à faire fuir, Danses de Travers, les Gnossiennes sont les premières nées d'une série d'inventions toutes aussi géniales.
Composées dans les années 1890 par notre cher Satie, elles représentent toute la modernité du compositeur : dissonances, lentes inspirations, rythmes décalés, contre-sens. Cet ovni de la musique savante du 19ème siècle nous propose  avec une inventivité toute particulière (que l'on retrouve chez Debussy par la suite, Poulenc, Ravel...)  ces danses,  ayant toutes en commun cette répétition inlassablement mineure de la pompe à la main gauche, et de cette envolée grandiose et  enfantine à la main droite. L'humour, la musique, et la pilosité étonnante de cet homme aux mélodies troublantes lui ont valu milles hommages bien mérités (dont celui d'être un laboratoire à l'ENS Cachan, ce qui n'a absolument rien à voir avec notre choucroute du jour).
Les trois danses que je vous propose aujourd'hui sont, comme il est précisé ci-dessus, magiquement interprétées par Patrick Cohen, pianiste au passé glorieux, au présent plus passe-partout mais qui a su faire chanter Satie mieux que quiconque, je trouve.

Gnossienne 3

Gnossienne 4

Gnossienne 5

Bonne fin de journée!

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