Sans doute l'un des préludes les plus puissants de l'individu, aussi l'un des plus jouissifs.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il ne m'a pas été dilemmique de choisir l'interprète. Interprète que je connais presque uniquement par le biais de ce prélude, d'ailleurs. Enfin il a des pinceaux à la place des doigts, et ça, c'est collector.
Par conséquent : Nikolaï Lugansky jouant le prélude op. 25 no. 5 de Rachmaninov
(Je suis en train de me demander s'il ne serait pas cool de parler un peu plus des œuvres qu'on vous met sous le nez. Il faudrait bosser un peu plus aussi, mais ce serait chouette.)
(À suivre.)
lundi 31 janvier 2011
samedi 29 janvier 2011
Chopin - Valse en Mi Mineur Opus Posthume
Les deux Arthur jouent admirablement les valses de Chopin.
L'un, Rubinstein, manifestement adepte du romantisme et friand d'accélérations poussives ne manque pas de charme. Il souligne simplement avec grâce ce qui était déjà écrit.
Si parfois il accentue un peu trop, et se laisse aller au plus sirupeux des jeux, mais ce dernier finit pourtant par gagner et vous envoûter malgré vous.
L'autre, Schoonderwoerd me séduit parfois davantage, en choisissant de laisser les notes traduire elles-même leurs émotions. Son tempo irréprochable suggère enfin une vraie valse, celle sur laquelle vous pouvez vraiment danser, et provoque une émotion corporelle. On imagine aisément la danse, on la ressent, on la vit. Elle nous emporte dans une calme et humble envolée.
Je vous laisse entre leurs mains expertes.
Arthur R et Arthur S sur la Valse en Mi mineur, Opus Posthume. ('ttention, ça rigole pas.)
ET, bonus (parce que je vous aime beaucoup) ; dans l'ordre : Arthur R et Arthur S.
L'un, Rubinstein, manifestement adepte du romantisme et friand d'accélérations poussives ne manque pas de charme. Il souligne simplement avec grâce ce qui était déjà écrit.
Si parfois il accentue un peu trop, et se laisse aller au plus sirupeux des jeux, mais ce dernier finit pourtant par gagner et vous envoûter malgré vous.
L'autre, Schoonderwoerd me séduit parfois davantage, en choisissant de laisser les notes traduire elles-même leurs émotions. Son tempo irréprochable suggère enfin une vraie valse, celle sur laquelle vous pouvez vraiment danser, et provoque une émotion corporelle. On imagine aisément la danse, on la ressent, on la vit. Elle nous emporte dans une calme et humble envolée.
Je vous laisse entre leurs mains expertes.
Arthur R et Arthur S sur la Valse en Mi mineur, Opus Posthume. ('ttention, ça rigole pas.)
ET, bonus (parce que je vous aime beaucoup) ; dans l'ordre : Arthur R et Arthur S.
dimanche 23 janvier 2011
Pergolèse - Stabat Mater dolorosa
Première partie du Stabat Mater de l'enfant, dernière de ses œuvres de jeunesse, dernière de ses œuvres tout court.
Pas de piano, mais deux voix. Et quand on chante avec autant de délicatesse, de limpidité et de maîtrise du son, ça confine à une émotion béate.
Je ne connais pas vraiment le Stabat Mater, ni ces interprètes (même s'ils ne sont pas tombés là par hasard), et m'arrête donc avant d'en dire des bêtises. Quand à la première partie, si elle se trouve ici seule, c'est parce que c'est bien celle que je trouve la plus belle.
(En effet, les couleurs du lecteur flash sont oh!. J'ai raté mon coup. Ça arrive.)
Pas de piano, mais deux voix. Et quand on chante avec autant de délicatesse, de limpidité et de maîtrise du son, ça confine à une émotion béate.
Je ne connais pas vraiment le Stabat Mater, ni ces interprètes (même s'ils ne sont pas tombés là par hasard), et m'arrête donc avant d'en dire des bêtises. Quand à la première partie, si elle se trouve ici seule, c'est parce que c'est bien celle que je trouve la plus belle.
(En effet, les couleurs du lecteur flash sont oh!. J'ai raté mon coup. Ça arrive.)
vendredi 21 janvier 2011
Schubert - Moment musical #3
(Le titre est parfaitement en accord avec le morceau, vous noterez.)
Et pour cette petite chose discrète, faisons appel à deux pianistes. Deux interprétations radicalement différentes. Afin de ne pas gâcher le plaisir d'un premier contact, mieux vaut écouter avant de lire la suite.
Le premier pianiste, de façon tout à fait inattendue : Vladimir Horowitz.
Le second, sans surprises : David Fray.
La première de ces deux interprétations est un choix assez largement répandu : le choix de quelque chose de discret, délicat, guilleret, feutré, fugace.
Pour la deuxième, je dois bien avouer que c'est l'un des commentaires de la vidéo qui m'a évité de passer à côté, ce qui eût été un tort. Comme le fait remarquer cet individu, quelque chose de nouveau se dégage alors de de ce morceau, quelque chose de pensif et mélancolique.
C'est cela qui fait que ces deux interprétations, qui n'ont pas la même approche, peuvent s'apprécier l'une et l'autre sans souffrir d'une comparaison directe et immédiate.
Et pour cette petite chose discrète, faisons appel à deux pianistes. Deux interprétations radicalement différentes. Afin de ne pas gâcher le plaisir d'un premier contact, mieux vaut écouter avant de lire la suite.
Le premier pianiste, de façon tout à fait inattendue : Vladimir Horowitz.
Le second, sans surprises : David Fray.
La première de ces deux interprétations est un choix assez largement répandu : le choix de quelque chose de discret, délicat, guilleret, feutré, fugace.
Pour la deuxième, je dois bien avouer que c'est l'un des commentaires de la vidéo qui m'a évité de passer à côté, ce qui eût été un tort. Comme le fait remarquer cet individu, quelque chose de nouveau se dégage alors de de ce morceau, quelque chose de pensif et mélancolique.
C'est cela qui fait que ces deux interprétations, qui n'ont pas la même approche, peuvent s'apprécier l'une et l'autre sans souffrir d'une comparaison directe et immédiate.
mercredi 19 janvier 2011
Tortelier, parce qu'il le vaut bien.
Avec un tel nom, il fallait bien lui trouver une gloire à cet enfant ("Mais vous n'avez pas terminé de lyncher les musiciens sur leurs noms, c'est pas sympa, hein, franchement !") : le violoncelle.
Le mieux, c'est qu'il est doué pour ça ("était doué". Depuis le 18 décembre 1990, il ne va pas fort). Il vient vers toi, et pose son violoncelle. Il te l'offre littéralement, comme si tu étais tout proche, comme si tu étais là, à l'écouter, adossé(e) à la porte de son salon, propulsé(e) dans l'ivresse d'une mélopée franche, et d'une si jolie façon de dire les compositeurs, avec les doigts, de faire chanter un gros bout de bois. Chapeau bas.
Bach, Fauré, Debussy...Tortelier les sublime tous.
Il incarne pour moi, toute la nudité musicale nécessaire aux Suites autant qu'à l'Élégie, en passant par Tchaikovsky.
Première approche : On échappe pas aux Suites de Bach dans une vie, va falloir s'y faire. Suite N°6 ; Prélude.
Seconde approche : Là où le piano rentre en scène. Avec Jean Hubeau. Debussy, sonate pour violoncelle & piano ; Finale.
Troisième approche : Tortelier, ou l'Entreprise familiale. Handel, trio Sonata HWV 387.
Quatrième approche : C'est sans fin. Tchaikovsky, Concerto pour violoncelle, n°1 opus 33 I. (Cette quatrième approche n'en limitant pas le nombre incalculable)
Le mieux, c'est qu'il est doué pour ça ("était doué". Depuis le 18 décembre 1990, il ne va pas fort). Il vient vers toi, et pose son violoncelle. Il te l'offre littéralement, comme si tu étais tout proche, comme si tu étais là, à l'écouter, adossé(e) à la porte de son salon, propulsé(e) dans l'ivresse d'une mélopée franche, et d'une si jolie façon de dire les compositeurs, avec les doigts, de faire chanter un gros bout de bois. Chapeau bas.
Bach, Fauré, Debussy...Tortelier les sublime tous.
Il incarne pour moi, toute la nudité musicale nécessaire aux Suites autant qu'à l'Élégie, en passant par Tchaikovsky.
Première approche : On échappe pas aux Suites de Bach dans une vie, va falloir s'y faire. Suite N°6 ; Prélude.
Seconde approche : Là où le piano rentre en scène. Avec Jean Hubeau. Debussy, sonate pour violoncelle & piano ; Finale.
Troisième approche : Tortelier, ou l'Entreprise familiale. Handel, trio Sonata HWV 387.
Quatrième approche : C'est sans fin. Tchaikovsky, Concerto pour violoncelle, n°1 opus 33 I. (Cette quatrième approche n'en limitant pas le nombre incalculable)
J'espère que tu es content de moi, lecteur.
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